Jeudi 24 novembre à 18 h
Dans le cadre du 12e festival DU GRAIN A DEMOUDRE
thème : l'ombre et la lumière
Bien avant l’invention du cinéma, la lumière, jaillie de l’ombre, a permis la formation de l’image sur une surface. L’image cinématographique,
projection lumineuse, ne rend aussi bien compte de la dialectique ombre/lumière et de sa traduction graphique, que dans le film en noir et blanc.
C’est cette proposition qui sera développée dans ce programme de cinéma expérimental, dans lequel les films des pionniers de l’avant-garde des
années 30 et 50 côtoient ceux de cinéastes contemporains.
Dans la lumière de la prise de vue, dans l’obscurité du laboratoire, se crée un art exploratoire, un cinéma qui
interroge sa propre nature que nous vous invitons à découvrir.
OUVERTURE / Christopher BECKS / 2010 / 35 mm / n&b / sil / 5' 00
Une improvisation en tourné-monté dans une grange en Normandie
STUDIE N° 6 / Oskar FISCHINGER / 1930 / 35 mm / n&b / son / 2' 00
Les images abstraites de STUDIE N° 6 sont chorégraphiées sur une danse espagnole entraînante, qui agit comme une sorte d'«histoire» basée
sur des concepts spirituels.
STUDIE N° 7 / Oskar FISCHINGER / 1931 / 35 mm / n&b / son / 2' 30
La Danse hongroise n° 5 de Brahms façonne une charpente vitale pour le type de dichotomie spirituelle et de tensions que
Fischinger adorait. Dans STUDIE N° 7, les pulsations, les rythmes rapides de la mélodie csardas sont représentés visuellement par des pointes acérées: de fines lames de rasoirs, qui semblent
pénétrer un espace profond, tournoyant et volant au-dessus du spectateur. En contraste, les doux et langoureux accords des violons gitans semblent se lever à la surface de l'écran, tourbillonnant
en des vrilles «art nouveau» et en doux losanges.
LICHTSPIEL SCHWARZ-WEISS-GRAU / Laszlo MOHOLY-NAGY / 1930 / 35 mm / n&b / sil / 5' 30
Superpositions d'objets métalliques et d'ombres. Ombres réapparaissant, soudain l'ombre d'un ballon, auréole
de lumière crue, se jouant sur l'ombre antérieure. L'accessoire lumineux tourne sur lui-même ; on le voit d'en haut, d'en bas, de devant et de derrière, dans un mouvement lent, accéléré, ralenti,
inversé.
ADEBAR / Peter KUBELKA / 1956-1957 / 35 mm / n&b / son / 3' 00
Avec Kubelka le cinéma devient un art de précision et de condensation fulgurante qui requiert un spectateur nouveau, capable de distinguer images, sons et intentions signifiantes à la vitesse de
1/24e de seconde: c'est dire que, comme d'une partition, on n'en peut saisir les innombrables richesses qu'à la dixième ou vingtième exécution.
STRIPS / Félix DUFOUR-LAPERRIÈRE / 2009-2010 / 35 mm / n&b / son /
5' 32

Dans STRIPS, un film érotique d'époque est découpé en bandelettes puis réassemblé. À mesure que ces bandes sont déplacées et manipulées s'opère un passage de la figuration vers l'abstraction. Un
regard ludique sur ce qui, à l'image, est montré et dissimulé, sur l'apparition d'un érotisme et sur les idées de présence et d'absence. En cinémascope.
HYSTERIA / Christina BATTLE / 2006 / 35 mm / n&b / son / 4' 00
Avec Hysteria, Christiana Battle, en utilisant les illustrations de manuels scolaires des procès des sorcières de Salem, se réfère plus indirectement au climat politique contemporain. Elle
travaille la surface du film de manière caractéristique, soulevant l’émulsion pour ajouter de nouvelles rides à l’image, photogramme par photogramme.
MIRROR MECHANICS / Siegfried A. FRUHAUF / 2005 / 35 mm / n&b / son / 7' 30

Le miroir est l'instrument de l'illusion. Il ne peut égaler l'image qui se présente à lui, puisqu'au contraire il l'inverse, la transforme en son antithèse : son reflet. Rien d'étonnant à ce que
le miroir compte depuis toujours parmi les accessoires favoris du cinéma mélodramatique et d'avant-garde. La nature imaginaire, immatérielle du miroir résume l'idée du cinéma : illusion,
photo-graphie, projection.
INSTRUCTIONS FOR A LIGHT AND SOUND MACHINE/ Peter TSCHERKASSKY / 2005
/ 35 mm / n&b / son / 17' 00

Instructions for a Light and Sound Machine a un héros que l'on identifie immédiatement. Marchant en toute innocence le long d'une rue, il s'aperçoit soudain qu'il est soumis aux caprices cruels
de certains spectateurs et du réalisateur. Malgré ses efforts héroïques pour y échapper, il finit suspendu à la potence où il meurt de mort cinématographique par rupture du film.
INFOS PRATIQUES
12e festival DU GRAIN A DEMOUDRE
Espace Culturel de la Pointe de Caux - Gonfreville l'Orcher (76700)
Entrée libre
contact :
Maison des Associations - BP 95 - 76700 Gonfreville l'Orcher
contact@dugrainademoudre.net / www.dugrainademoudre.net
tél. / fax. +33 (0)2 35 47 12 85